alme,
concentration,
beauté et harmonie
sont
ardemment pratiqués depuis des siècles par la
culture japonaise zen.
propose
d'introduire dans l'entreprise,
la pratique apaisante des arts du Zen
à travers des ateliers encadrés par des artistes établis dans
la lignée traditionnelle de la discipline
En 2 temps
3 mouvements,
mise en place d’un
décor en carton
léger,
écologique
et modulable...
peint recto-verso,
se déployant au gré
de l’espace et des
disciplines choisies.
calligraphie : désignée en japonais par le terme shôdô ( la Voie de l’écriture ). La calligraphie, que le zen a intégrée comme il l’a fait pour de nombreux arts martiaux, est d’abord selon les grands maîtres une école de fraîcheur et de vigueur... Le peintre, totalement engagé dans l’instant présent, cherche ainsi à en manifester l’essence. La calligraphie n’est pas faite pour être vue, mais pour donner à VOIR, à ressentir l’énergie-source du geste, chaque fois renouvelée… énergie primordiale partagée avec l’ensemble du vivant, ainsi que l’exprime Cyrille Javary : « L’herbe des prairies virevoltant sous l’emprise du vent, l’herbe des torrents s’enroulant dans les méandres du courant sont pour le calligraphe autant de modèles atteignant sans effort l’objectif qu’il s’assigne : matérialiser la vitalité d’un flux. »
budô : désigne l’ensemble des arts martiaux japonais «la Voie du guerrier» ( bû: la guerre, dô: la Voie). La pratique du zen a imprégné l’art des samouraïs, le kyudo, le kenjutsu, le kendo, le jujutsu, le judo, l’aïkido... Selon le maître zen Kodo Sawaki (1880-1965), « zen et arts martiaux ont la même saveur, la même essence ». L’énergie du guerrier prend son élan dans le silence de la méditation. S’y cultivent « ici et maintenant » la connaissance de soi, le détachement, la paix intérieure et la concentration. A cette école du corps, du cœur et de l’esprit, zen et arts martiaux exigent un entraînement assidu et partagent le même enjeu: face à une situation sans issue, affronter son véritable visage et se transcender soi-même, au-delà de la vie et de la mort.
shakuhachi : instrument à vent également appelé «flûte de bambou», le shakuhachi est « une lourde flûte verticale à faible encoche, faite d’un épais et vigoureux bambou à plusieurs nœuds dont l’intérieur est laqué. » Instrument parmi les plus populaires du Japon, son histoire fait intégralement et exclusivement partie de la tradition japonaise, même si sa renommée se répand désormais au point d’être joué dans de nombreux autres pays. Doué d’une grande richesse de timbres il déploie les variations d’une expression à la fois douce et puissante, intime et vaste… Il fut ainsi durant plusieurs siècles un support de méditation, notamment joué par les fameux moines mendiants « komuso » de l’école Fuke du bouddhisme zen ( période d’Edo entre 1600-1868 ), à l’allure très singulière : généralement agenouillés assis sur les talons, les moines jouaient coiffés d’une sorte de panier de paille cachant le visage pour manifester l’effacement de l’ego... au profit de l’« infinie poétique du vivant ».
ikebana :
également connu sous le nom de kadô (« la Voie des fleurs » ou « l’art de faire vivre les fleurs »)
l’ikebana est un art de la composition florale qui prend sa source dans les temples bouddhistes chinois puis
japonais au début du VIème siècle. Mais l’enjeu de cette discipline artistique se situe bien au-delà de la conception
d’un arrangement floral. Réussir un ikebana, c’est « accorder » chacun des éléments d’un bouquet ( fleurs, branches,
vases... ) de manière à entrer en subtile résonance avec l’énergie unissant l’Homme, le Ciel et la Terre. « Comme pour
tous les arts et techniques inspirés du zen, l’apprentissage de l’ikebana suppose l’assimilation de règles strictes de
composition, transmises de maître à élève. Le but est de permettre à celui-ci de surmonter les inspirations anarchiques
ou superficielles, pour accéder à l’élaboration de formes inspirées par le « souffle vital »³. Ainsi cet art devient-il
une voie de transformation intérieure au service du VIVANT, une structure matricielle dans laquelle l’artiste peut se
couler et se déposséder de ses réflexes individualistes. Le moi s’efface, laissant place à la manifestation d’une énergie
plus profonde merveilleusement évoquée par le poète Bashô: « De ce que nous voyons, il n’est rien qui ne soit fleur,
de ce que nous ressentons, rien qui ne soit lune ! »
³ Dr Jean Marchal
chanoyu :
rituel traditionnel japonais, la cérémonie du thé « chanoyu » prend forme avec le moine zen Murata Shukô
( 1423-1502 ). « Le simple geste de servir le thé et de l’accepter avec reconnaissance constitue le fondement
d’un art de vivre appelé Chadô, la Voie du Thé. »¹. Le thé vert en poudre matcha se prépare et se sert à un
petit groupe d’invités selon une procédure extrêmement précise et codifiée ( saluts respectueux, gestes précis,
tenue vestimentaire, langage ), dans un lieu simple et clos, propice à la méditation appelé chashitsu ( « la maison
du thé ») généralement situé au fond du jardin, en signe de détachement avec le monde extérieur. Pour les adeptes
du zen, la Voie du Thé a une dimension spirituelle dont l’harmonie, la pureté et la paix sont les vertus cardinales.
« Expression la plus élevée du culte de l’instant présent au Japon », selon l’essayiste Katô Shûichi (1919-2008),
la cérémonie du thé, accomplissement individuel et social, efface les statuts hiérarchiques au profit des relations
humaines. «Lorsque le thé est fait avec l’eau tirée des profondeurs de l’esprit dont le fond dépasse la mesure, nous
avons vraiment ce que l’on appelle le chanoyu »².
¹ Soshitsu Sen ² Toyotomi Hideyoshi
shamisen : le shamisen aux « trois cordes parfumées » est un instrument de musique traditionnel à cordes pincées. C’est un luth (de 110 cm à 140 cm) à long manche, doté d’une caisse de résonance carrée, traditionnellement construite en bois de santal et recouverte de peaux de chat ou de chien… Originaire de Chine, comme de nombreux instruments japonais, le shamisen a été introduit au Japon au XVIème siècle. Instrument populaire, il fut dans les premiers temps utilisé pour accompagner les chants traditionnels des campagnes. Puis il gagna peu à peu la ville, s’imposant comme instrument soliste ou d’ensemble (comme dans les orchestres de kabuki). Pendant l’ère Edo (1600-1868), il devint aussi l’instrument de prédilection des geishas du « monde flottant » (quartiers de plaisirs) des grandes villes japonaises.
mulan quan : seule discipline proposée par zen en scènes qui ne soit pas issue de la tradition zen. Son histoire initiée en Chine sous l’ère Ming (1368-1644) témoigne cependant d’une même culture de l’harmonie, de l’énergie et de la beauté. Le Mulan Quan plonge ses racines dans un art martial ancestral chinois alliant plusieurs techniques appelées Huaquan Xiutui « poings fleuris et jambes de brocard », mélange de wushu et de danse folklorique... très grâcieux mais sans grande valeur au combat. Dans la deuxième moitié du XXème siècle, Ying Mei Feng, ultime héritière de cette discipline, entreprit de la fortifier peu à peu grâce à l’introduction de mouvements issus du Qi-Gong et du Taï-Chi : ainsi naquit le Mulan Quan, pratique de santé et d’équilibre particulièrement dédiée aux femmes, dont l’exécution de certaines formes exige épées, sabres, éventails, poignards, cerceaux… En 2000, Ying Mei Feng rappela dans une interview la véritable vocation du Mulan Quan «créé pour aider les femmes à se défendre, mais aussi cultiver la santé et la beauté de l’ensemble de leur être.»
zazen : les maîtres zen disent que « le zen, c’est zazen ». Zazen est une posture de méditation assise ( za : s’asseoir, zen : méditation ) invitant à s’ancrer fermement dans l’instant présent, déjouant ainsi l’impact des ruminations mentales et émotionnelles qui obscurcissent l’esprit. La méditation exerce la concentration, l’attention, la connaissance de soi et le lâcher prise. A partir de cette pratique du silence née il y a 2 500 ans en Inde, transmise de maître à disciple en Chine puis au Japon, se sont affirmés les principes d’un art de vivre qui ne reposent sur aucun dogme ni aucune idéologie et dont l’essence est universelle.
Le mot zen signifie
méditation silencieuse
(zen
en japonais,
ch’an en chinois
et dhyana en sanscrit) préconisée
il y a 2 500 ans par l’enseignement du
Bouddha Shakyamuni. Méditer, c’est se
reconnecter ici et maintenant avec
soi-même, calmer l’activité mentale
qui
trouble le corps et l’esprit afin de
retrouver une énergie fraîche et neuve
,
tout en réalisant intimement la véritable
nature de la loi du vivant tel
qu’il est :
impermanent et interdépendant. La
pratique régulière de la méditation
silencieuse dissout peu à peu un état de
souffrance partagé par tous les
êtres
humains, directement lié à l’illusion
d’un ego qui se croit « séparé »,
sans
cesse balloté entre frustrations, peurs
et désirs. L’esprit unifié
s’exprime
alors naturellement dans tous les
gestes, même les plus humbles,
de
la vie quotidienne. Cette pratique a
fortement influencé la culture du
Japon
dès le XIIIème siècle, faisant éclore de
nombreuses disciplines
artistiques et
martiales autour d’un même enjeu :
exprimer le vivant
dans sa forme la plus
spontanée, la plus forte et la plus pure.